El tahtib, ou l 'art du baton

Egypte

Son nom complet est « fann el-nazaha oual-tahtib », littéralement "l’art de l’accomplissement et du bâton".


Combats, rythmes et chorégraphies

El tahtib, ou l 'art du baton


Tahtib vient du mot hatab (morceau de bois). « Leab el Tahtib » (lutte – joute – combat – duel avec le bout de  bois, ce n’est pas un jeu c’est un vrai duel).
Le tahtib pourrait résulter d’une longue évolution dont les racines remonteraient aux débuts de la période pharaonique.
En effet, dès le début de l’Ancien Empire, le port d’une longue canne, identique en tout point à celles que l’on voit aujourd’hui aux mains des paysans égyptiens (choma, ‘assa), est un des attributs qui caractérisent l’image du notable de l’époque pharaonique.

Aujourd'hui,

El tahtib, ou l 'art du baton

Dans les villages de Haute et Moyenne-Égypte,  pas une fête ne se déroule sans qu'un groupe d'hommes finisse par sortir des bâtons pour se livrer à une lutte codifiée. De génération en génération, la transmission orale conserve des gestes millénaires. El Tahtib est un art martial festif et participatif où le public joue rassemblé une part active. C’est dans cette ambiance et ce cadre, que les enfants inspirés par leurs aînés commencent leur apprentissage.
 

El tahtib, ou l 'art du baton
L’urbanisation soudaine en Egypte (de 40% à 85% en 50 ans) avec son train d’activités citadines a créée une rupture dans la transmission. Il n’existe pas de « clubs » de Tahtib dans les villes. Les quelques groupes constitués notamment en Haute-Egypte (Qena, Assiout, Qouss, etc.), ont une vocation démonstrative.

El Tahtib a largement inspiré d’autres arts notamment le folklore, le théâtre, la danse orientale appelée aussi la danse du ventre où les femmes miment les combats avec des cannes dorées légères. Vidés de la dimension martiale, ces arts ont néanmoins gardé des éléments essentiels hérités du Tahtib avec pour résultat l’esthétique, la présence, l’alignement, la justesse, la précision, la vitesse et l’harmonisation. 
 

El tahtib, ou l 'art du baton

Du fait de ses codes, de son histoire et de ses techniques le Tahtib comporte un potentiel considérable pour les pratiquants des Arts Martiaux et pour la société Egyptienne en émancipation: il donne la possibilité, par sa différence, de découvrir autrement les Arts martiaux, avec un angle nouveau, festif et participatif, et une autre profondeur, ludique, individuel et collectif.

Le rythme dans la pratique du Tahtib

El tahtib, ou l 'art du baton
Dans la pratique du Tahtib, le rythme et le son ont des fonctions majeures notamment de cadrage, de soutien, d’harmonisation.Le son aigu et continu du mizmar apporte la dimension haute : Ciel. Le son bas et le son frappé de la tabla apportent la dimension basse : Terre. Les pratiquants du Tahtib, avec le mizmar, en ressentent un effet d’élévation, d’étirement vertical, avec la percussion, un ancrage puissant du bas, « terrien ». Ce lien des opposés, avec leurs symboliques représentées dans l’Art Egyptien de différentes manières (les coiffes, les bas-reliefs, etc.) fait partie des bases spirituelles de l’Egypte des Pharaons.

Durant la 39 éme édition du festival les cultures du Monde

 nous vous proposons de découvrir des démonstrations de cet art mais nous vous proposons également de participer  à 2 stages  encadrés par les maîtres de cette discipline
Vous pourrez trouver d'autres informations sur  www.tahtib.com
Parc Omnisport de Paris-Bercy 2010
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