Le Festival de Gannat "les Cultures du Monde" mène à tout y compris à un séjour de trois mois en Amazonie Equatorienne. Elodie Caille Raconte...
Aussi discrète que déterminée, Elodie Caille, 22 ans, se forge un avenir de coopérante internationale. De mi-juin à fin aout, cette jeune fille originaire de Broût Vernet a vécu trois mois aux côté den de la communauté de San Pablo de Wankants, en Amazonie équatorienne.
Un cursus logique pour cette étudiante en Master2 "Coopération Internationale et communication" à Grenoble, qui avoue un petit faible pour la culture latino-américaine.
Bilingue de par ses origines espagnoles, Elodie a toujours eu cette facilité de communication et d'approche des autres.
Alors glisser un peu d'aventures dans son cursus scolaire n'est pas pour lui déplaire lorsque bénévole à L'Association Nationale Cultures et Traditions (ANCT), elle se voit proposer par Jean Roche, Directeur artistique du Festival Les Cultures du Monde, un contact pour l'accueillir en Equateur.
Michel Pirwaimchir, ancien président de la Fédération Shuar, accepte de l'accueillir. D'autant plus qu'il a le projet, à travers une fondation, d'apprendre les langues étrangères aux jeunes de sa communauté afin de développer le tourisme.
Trente ans que cette communauté de San Pedro de Wankants n'a pas accueilli d'étrangers qui plus est une femme !
Elodie décolle, direction Bogota puis Quito. Après huit heures de bus, elle arrive dans la communauté.
Toute la famille est là en tenue traditionnelle. Trente paires d'yeux la dévisagent."Ils m'ont installée au centre de leur salle de cérémonie. Un guerrier s'est approché pour me faire des incantations puis a brandi sa lance au dessus de moi. Ca n'a duré que deux minutes mais elles m'ont paru une éternité."
C'est que les shuars descendent d'une communauté guerrière, des réducteurs de têtes. Leurs danses sont d'inspiration guerrière et leurs coutumes flirtent avec le chamanisme.