Cependant, elles ne manquent pas de créativité, à l’image de la « Danse du gibier » : présentée par le groupe comme une de ses plus harmonieuses gestuelles, « La danza de los venados » (en langue indigène « o xojol quej »), est malheureusement aujourd’hui menacée de disparition car les jeunes ne veulent plus la pratiquer. Cette danse autrefois interdite aux femmes faisait l’objet d’une importante préparation (bénédiction des masques, des chapeaux et des costumes de danse pour combler le saint de la fête) durant laquelle les hommes ne devaient pas avoir de rapports sexuels pendant 40 jours. Mais ces rituels ancestraux, même s’ils sont parfois reniés par les nouvelles générations, possèdent aussi leurs défenseurs, tels que Rigoberta Menchu, prix nobel de la paix en 1992, et récompensée pour le combat qu’elle a mené en faveur des droits des communautés indigènes. C’est d’ailleurs depuis cette même année, anniversaire des 500 ans de la conquête espagnole, que de nombreuses traditions sont à nouveau perpétuées dans les villages de montagne. Et parmi elles, les danses qui sont suivies de grands repas où l’on déguste des mets régionaux (tamalitos, pochos) et où l’on boit une boisson locale fermentée (Boj).
Ixim tuc chenq présentera ainsi, fort d’une culture métissée, défendue et enrichie au fil des siècles, un panel de danses traditionnelles bariolées et festives.