Cultures du Monde, acteur du patrimoine culturel immatériel

Ixim tuc chenq

Ce terme signifie « Mais et haricots rouges » en langue Maya, référence à une culture que ces Guatémaltèques nous proposent de visiter, à travers leurs splendides costumes colorés et leurs danses traditionnelles aux accents lointains des grands empires disparus.


Ixim tuc chenq
Créé en 1993 par les maitres Elvia Sanarina, Rodolfo Orozco, Zully Ruiz et son directeur actuel Hector Leal, Ixim tu chenq joue la musique Marimba, répandue dans toute l’Amérique latine. Mais « marimba » est aussi le nom d’une percussion imposante, devenue l’instrument national du Guatemala : mélange du balafon africain et d’instruments précolombiens, le marimba se joue debout, à l’aide de deux paires de baguettes.
Toutes les chorégraphies proposées par le groupe sont le fruit de recherches ethnographiques menées auprès de certaines communautés indigènes des champs et de l’Altiplano du Guatemala mais basées aussi sur des danses aux infuences espagnoles.

Ixim tuc chenq

Trois types de traditions infuencent leurs mélodies : indigène, afro-caribéenne (depuis plus de 200 ans) et « Ladino », résultat du syncrétisme (ou mélange) entre espagnols et autochtones. Mais le Guatemala a ses rythmes propres comme la « Garimba » et le « Son ». Enfn, les infuences européenne et américaine ont introduit dans les musiques et danses guatémaltèques des polkas, valses, mazurkas, pasos dobles... qui pour certaines seront également présentées par Ixim tuc chenq, groupe traditionnel qui n’hésite cependant pas à intégrer les apports de l’Histoire qui ont enrichi et fait évoluer les danses précolombiennes.Parmi ces danses on retrouve la fgure du masque bariolé, symbole typique présent notamment pendant les fêtes patronales du Guatemala. Ce culte aux saints patrons provient d’un héritage paien catholicisé. Il est l’occasion d’arborer de superbes tenues de fêtes . Les couleurs vives et intenses proviennent quant à elles du patrimoine Maya. Dans la culture indigène, les mélodies à danser sont toujours d’une grande simplicité. Elles ne sont composées, pour la plupart, que de trois accords.

Ixim tuc chenq
Cependant, elles ne manquent pas de créativité, à l’image de la « Danse du gibier » : présentée par le groupe comme une de ses plus harmonieuses gestuelles, « La danza de los venados » (en langue indigène « o xojol quej »), est malheureusement aujourd’hui menacée de disparition car les jeunes ne veulent plus la pratiquer. Cette danse autrefois interdite aux femmes faisait l’objet d’une importante préparation (bénédiction des masques, des chapeaux et des costumes de danse pour combler le saint de la fête) durant laquelle les hommes ne devaient pas avoir de rapports sexuels pendant 40 jours. Mais ces rituels ancestraux, même s’ils sont parfois reniés par les nouvelles générations, possèdent aussi leurs défenseurs, tels que Rigoberta Menchu, prix nobel de la paix en 1992, et récompensée pour le combat qu’elle a mené en faveur des droits des communautés indigènes. C’est d’ailleurs depuis cette même année, anniversaire des 500 ans de la conquête espagnole, que de nombreuses traditions sont à nouveau perpétuées dans les villages de montagne. Et parmi elles, les danses qui sont suivies de grands repas où l’on déguste des mets régionaux (tamalitos, pochos) et où l’on boit une boisson locale fermentée (Boj).
Ixim tuc chenq présentera ainsi, fort d’une culture métissée, défendue et enrichie au fil des siècles, un panel de danses traditionnelles bariolées et festives.

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