Dès le règne de Louis XIII, elle est donc pratiquée par l’aristocratie, mais il faut attendre le XVIIIe siècle pour que les premières notations chorégraphiques apparaissent, faisant de la bourrée une danse de cour.
Créée en 1965 par Jean Roche, directeur artistique et fondateur du festival Les Cultures du Monde, la compagnie de la Bourrée Gannatoise nous expose la variété de cette danse, que l’on retrouve sous des formes différentes dans les deux régions : exécutée sur trois temps, elle est vive et pleine d’entrain en Auvergne, alors que ses cadences à deux temps dans le Bourbonnais s’accordent au tempérament plus doux de ses habitants. La Bourrée Gannatoise mêle et propose ces deux identités jusque dans les costumes qu’elle nous expose : on visite à travers eux plusieurs villages, notamment Aurillac et Châtel-de-Neuvre, en passant bien sûr par Gannat...
Le groupe s’est donné pour mission non seulement de préserver ce patrimoine qui lui est cher, mais également de le transmettre. C’est donc au moyen de représentations données tout au long de l’année, mais aussi de formations aux danses régionales et à la pratique des instruments traditionnels (vielle, violon, accordéon diatonique, cabrette et cornemuse) auprès des plus jeunes, que la Bourrée Gannatoise accomplit son but. La compagnie s’est faite l’ambassadrice de la région Auvergne en France et à l’étranger, où elle porte les couleurs de ce folklore riche et varié au sein duquel coexistent identités auvergnate et bourbonnaise.