Le Zahouli est une danse de réjouissance exécutée lors de fêtes et de funérailles, et compte parmi les plus gracieuses de Cote d’ivoire. Elle a notamment pour but de renforcer la solidarité entre les lignages et les clans, ainsi que d’accroître la productivité du village.
Zahouli est une déesse de la beauté, et les chants en son honneur se rapportent à un déf lancé par une couleuvre à un oiseau. D’ailleurs, l’artiste qui l’exécute ne se lance-t-il pas un déf à lui-même ?
Il doit en effet révéler son talent par sa diversité, son originalité ainsi que l’exécution des pas et des fgures qu’il réalise, car la danse Zahouli a une règle absolue : ne jamais, ô grand jamais répéter le même pas, au risque de se discréditer.
L’orchestre qui accompagne cette danse si particulière est composé de voix, de percussions et d’instruments à vents, et égrène les sons caractéristiques de la musique du Zahouli. Le rythme de chaque pas est d’abord suggéré par une chanson, qui charme l’assistance et la met en émoi. Au chanteur viennent bientôt s’ajouter trois fûtes : la petite, la femelle et le mâle, qui lancent leurs sonorités claires avant que n’interviennent les percussions.
Cinq tam-tam, des grelots et des balafons s’ajoutent ensuite à la mélodie. Alors, et seulement alors, peut apparaître dans toute sa splendeur le masque Zahouli...