Au Chili, toute fête digne de ce nom propose la cueca, à côté des valses, tangos, cumbias et salsas, ces musiques enjouées qui s’accompagnent de battements de paumes et de claquements de talons endiablés. Le pays que nous font visiter Los Maipucitos a une particularité géographique :très étroit (175 km de largeur moyenne) et long (4700 km), le Chili concentre les principales villes sur sa côte étendue. Ailleurs, l’espace est roi : on a souvent en tête des images d’immenses troupeaux de moutons paissant dans les plaines de Patagonie et surveillés par les «huasos», ces gauchos de l’ouest. Le Chili resta pratiquement vide d’habitants jusqu’au XIXe siècle, après que les indiens aient malheureusement presque disparu à cause de la conquête espagnole.
Les derniers d’entre eux se réfugièrent soit dans le sud glacé, soit à l’ouest sur les hauteurs des Andes. Il fallut alors l’arrivée des émigrants européens pour unifier les terres chiliennes sous une seule et même nation.
Ce tour d’horizon est mené par Los Maipucitos qui ont su réunir dans un beau spectacle les éléments épars de l’immensité chilienne : le nord, qui fut bolivien et péruvien et où survivent les cultures quechuas et aymaras avec leurs carnavals, leurs processions et leurs fêtes votives; la pampa, terre des hommes à cheval; ou l’île de Pâques, dont on oublie parfois qu’elle fait partie du Chili, et qui est située en plein Pacifique. Le dépaysement est garanti, dans un voyage aux mille reliefs, présenté avec toute la fraîcheur des nouvelles générations !