Mais cette danse est aussi symbole de paix défendu par les membres du groupe qui souhaitent le retour au calme défnitif en Côte d’Ivoire, et tentent de faire passer ce message à travers leurs tournées internationales. Leur renommée est d’ailleurs faite, grâce à de nombreuses récompenses telles que le Kora Awards 2009, qui les a désignés Meilleur groupe africain de musique moderne d’inspiration traditionnelle.
En effet, depuis 1998, cette formation pratique le Mapouka dans les groupes d’ambiance, ce qui lui a permis de sortir un premier album.
Nigui Saff K. Dance affche à son compteur six œuvres musicales de belle facture : « Tchita », « Hoza », « Feeli’in », « Respect », « Cinquième vitesse » et « Soutien aux éléphants ». Le groupe Nigui Saff porte le nom de son village d’origine, habité par des membres de l’ethnie Ahizi et s’étirant le long d’une magnifque lagune qui se situe dans la région du Bas-Sassandra (au Sud-Ouest du pays), au bord du golfe de Guinée. La communauté villageoise est organisée selon un mode de succession matrilinéaire (la fliation se fait selon l’ascendance maternelle), et selon différentes classes d’âge, toutes sous l’autorité d’un même patriarche. Parmi les activités du quotidien on compte la pêche traditionnelle ou encore la fabrication de la semoule de manioc (attiéké). L’attachement au Mapouka y est très fort et pratiquement élevé au stade de religion.