A ces danses typiques se sont ajoutées au fl du temps des danses plus européennes, héritées des XVIIIe et XIXe siècles : Biguine, Mazurka, Quadrille et valse créole prennent leur essor en Martinique grâce à l’installation d’une petite bourgeoisie se concentrant dans les villes telles que Saint-Pierre. Elle sont reprises avec brio par les esclaves affranchis et rendues populaires dans toute l’île.
Tous ces croisements de styles se retrouvent dans l’utilisation des instruments : tambours, tibois et chants se mêlent à des instruments d’infuence plus tardive comme la guitare, l’accordéon, le piano et l’harmonica, pour proposer un panel de danses à la confuence entre cultures créole, africaine et européenne.
Le plaisir des sens est assuré avec Tifermasc qui, non content d’enchanter nos oreilles, nous offre un spectacle visuel à l’image du soleil radieux des Antilles !
Les costumes chatoyants des femmes, faits de superposition de tissus et de foulards noués, sont une véritable explosion de couleurs.
Costumes, rythmes, fgures de danses : Tifermasc cherche à faire connaître une culture qui a survécu malgré des années d’esclavage et grâce à une transmission orale. Les mariages musicaux nés d’infuences variées donnent à ce ballet une force chorégraphique syncrétique assumée et enjouée.