Cultures du Monde, acteur du patrimoine culturel immatériel

Encore 20 jours...

Le festival approche à grands pas … Encore 20 jours pour fêter l'ouverture de cette 45ème édition. Et profiter des nouveautés de cette année .

En attendant de vous retrouver sur la place du festival , nous vous proposons de retrouver régulièrement l’anecdote ou le ressenti d’une personne ayant participé au festival « Les Cultures du monde ».
Ils ont été ou sont bénévoles, artistes, festivaliers.
Ils vous racontent 45 ans de festival.
Voici leurs témoignages. A déguster sans modération !


Jean-Marie, bénévole, France, 2012


De retour de mon année "Erasmus" à Prague, j'avais décidé d'immortaliser cette année mémorable par un tatouage, le mot choisi "bonheur" était le reflet de l'année écoulée je le voulais traduit en Gaélique Irlandais et cela donnait "SONAS" 
Ayant eu vent de l'histoire, mes amies musiciennes de Belfast qui participaient au Festival, ont eu l'idée facétieuse de baptiser leur groupe du même nom.
Et c'est ainsi que tout le monde a imaginé que j'étais tellement fan d'elles que je m'étais fait tatouer le nom du groupe ...
j'étais devenu malgré moi un "Irish Groupie" ! 

Christophe, festivalier, Suisse, 2015


 La ponctualité ou la si petite différence d'interprétation entre suisses et  français.

La ponctualité est une question de planification. C’est ce que l’on peut trouver si l’on recherche «Suisse» et «ponctualité» sur un moteur de recherche.
Ceci étant dit, heureux de retrouver nos amis gannatois, et surtout d’en boire une ensemble, nous programmons notre départ de Suisse pour arriver à la Guinguette à 18h pétante, son heure d’ouverture, le premier jour du festival...
Malheureusement pour nous, arrivés à 17h45 (faut toujours compter une certaine marge pour 6 heures de route), le montage de la Guinguette n’était pour ainsi dire… pas complètement terminé, d'un rien certes mais ce ne fut qu’à 22h que nous avons enfin pu boire notre première bière, qui n'en fut que plus appréciée!

 
 
 

Anaëlle, bénévole, 1989


Native de la région, le festival « Les Cultures du Monde » m’a vue grandir. A cette époque, avec ma famille, nous recevions chaque année un groupe, dans un village partenaire, Mazerier.
Le temps d’une soirée, nous apprenions à nous connaître autour d’un dîner, ponctué de rires et de musique. Nous partagions nos cultures, apprécions nos différences. Le temps s’arrêtait.
En 1995, je suis rentrée dans la grande famille des bénévoles et me suis investie en tant que guide  à partir de 2001.
2001 fut aussi l'année d'un grand retour  celui d'un groupe de Brésiliens, qui avait marqué le festival en 1989 par sa présentation de la culture noire de la région de Récife et que nous avions reçu dans ma famille.
C'est comme ça que j'ai découvert que le petit garçon avec qui nous avions joué mon frère et moi avait succédé à son père  et était devenu à son tour chef de groupe.
A la fin du festival, j’ai organisé une rencontre avec mes parents pour des retrouvailles chargées en émotion…

Eddie, artiste, Etats-Unis, 2014 et 2017



Mon expérience au festival Les Cultures du Monde a fait de moi un ambassadeur de ma culture amérindienne et m’a donné l’opportunité de me faire des amis du monde entier. Ce festival m’a permis de réaliser une aventure collective impossible à faire tout seul !

Je n'oublierai jamais l'amour de tous, et nous, en tant que groupe, n'oublierons jamais un fan de 4 ans qui nous a suivis à chaque défilé.

Apprendre sur nos similitudes et nos différences en tant qu'artistes et peuple indigène est incroyable et peut changer le monde…si chacun écoute attentivement, avec ses oreilles, mais aussi et surtout avec son cœur et son âme. Vive le festival « Les Cultures du Monde »!

Marie-Agnès, permanente, France

Les petits pois... découverte népalaise

Lors de l'un des premiers festivals, des artistes népalais ont découvert les petits pois au menu de la cantine. Ne sachant pas comment faire pour les manger, ils les ont longuement dégustés...
à la fourchette...
un par un ..

Le riz c'est tellement plus simple !

Un pâté bien "spécial" !

Là aussi, lors de l'un des premiers festivals, l'équipe hébergement a trouvé dans les chambres d'un groupe venu d'Asie des boites de "pâté pour chien" .
Dans un 1er temps, cette découverte a paru saugrenue à l'équipe . Après enquête, est apparu le quiproquo.
Habitude culturelle dans ces provinces, la viande de chien est très prisée par la population.
 Voyant dans les rayons de magasins ce bel alignement de boites avec des chiens de toutes couleurs et de toutes espèces, Le groupe  a pensé pouvoir déguster de nouvelles saveurs .
paté de chien, paté pour chien  et vous, sauriez-vous faire la différence... en Asie ?

NB. Pour les amis des animaux, il semblerait qu'une loi interdise cette consommation dans la région depuis la fin des années 90

Stéphane, bénévole et chorégraphe de la Bourrée Gannatoise, 1990

C'était en 1990. Cela faisait deux années que j'étais bénévole «aux cuisines». L'ambiance était extraordinaire. De ces émotions communes, se créaient naturellement une amitié et une force bénévoles regroupant toutes les commissions du festival .

Pour récompenser cet état d'esprit, l'association organisa pour ses bénévoles un voyage de 15 jours en Hongrie, 1 semaine dans la capitale Budapest, 1 semaine dans un village de paysans Bogyiszlo.

50 jeunes bénévoles du festival de Gannat partaient sur les routes d'Europe à la découverte de la Hongrie !
Ce fut un voyage fantastique et inoubliable...

Suite à cette fabuleuse aventure, une quinzaine de personnes rejoignaient la Bourrée Gannatoise pour continuer à voyager et découvrir les cultures du monde, et en être des messagers.

Merci Jean

Rubi, artiste, Chili, 1995



Dans un pays fort, fort lointain, appelé le Chili, vivait une fille turbulente de 13 ans qui aimait beaucoup la musique. Après avoir rejoint le groupe folklorique « Los Maipucitos », elle a été invitée en 1992 et 1995 au festival Les Cultures du Monde.
Elle a d’abord pensé qu'elle allait avoir la chance de connaître ce joli pays qu’est la France…
Mais une fois sur place, quelle merveilleuse surprise ! En plus de découvrir ce beau pays et ses habitants agréables, elle a rencontré différentes cultures du monde entier : la Malaisie, l'Inde, l'Espagne, la Russie et bien d'autres encore...
Son esprit s'est ouvert au monde et aujourd’hui, il ne se passe un seul jour sans qu’elle ne se souvienne du bonheur d'avoir tant appris et d'avoir vécu ce festival.  Le plus beau festival du monde ! Merci !

Marian, artiste, République Tchèque, 2002

 J'ai participé au festival Les Cultures du monde  trois fois avec trois groupes différents.
J'ai toujours apprécié son ambiance fantastique, les gens merveilleux qui le fréquentent, l'hospitalité française et l'hymne du festival « C'est à Gannat ». Cet air me rappelle plein de souvenirs.
Je me souviens de cet immense chapiteau tellement bondé que chacun des artistes a dû s’imaginer être une star…
Je me souviens de ce méchoui à la campagne qui s’était terminé par un "bœuf" avec des musiciens du monde entier…
Et de ces chaudes nuits d'été où nous dansions au rythme de la vielle à roue… 
J’ai aussi bien en tête ce château de cubitainers de vin que nous avions construit à la fin du festival… Un vin que nous avions bu bien sûr - pour les Français c'était juste un vin de table - mais pour nous, gens d'Europe de l'Est, ce vin était comme l'ambroisie des dieux olympiens…
Et bien sûr, je me souviens de l’inoubliable Jean Roche avec son grand chapeau typique, son charme et ce morceau qu'il a composé – que Dieu le bénisse !
Tout cela et beaucoup plus, c'est mon "C'est à Gannat à moi", merci pour tout ça !




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